À la recherche du temps perdu ― Le voyage du Wasai vers la haute couture
- Hamanaka Akiko

- 31 juil.
- 1 min de lecture

Une soie conçue pour des vêtements occidentaux. Peut-être une doublure de veste d'homme —le genre qu'on trouverait dans un manteau italien finement taillé.Posée sur ma paume, elle a cette texture souple et fluide.C'est bien de la soie, sans aucun doute.
J'imaginais facilement l'effet qu'elle aurait en doublure du manteau en cachemire de ma grand-mère.Le vrai pari, c'était de l'utiliser pour le haori de mon fils.Pouvais-je le doubler entièrement ? Ne serait-ce pas trop lourd pour un garçon de douze ans ?Ce serait trop triste de le faire tailler, pour découvrir ensuite que cela ne convenait pas.

Malgré mes inquiétudes, le haori uni de mon fils s'est révélé magnifique.Sous sa surface discrète, d'un bleu-gris pâle,des diamants s'alignaient, captant la lumière.
Des époques différentes. Des matières destinées à des usages différents.
Et pourtant, ces deux tissus se sont unis, attirés l'un vers l'autre, partant ensemble vers une nouvelle scène.Non pas un rejet, mais une main tendue, un abri mutuel —ramenant à la lumière, sous nos yeux, quelque chose d'oublié depuis des années.
La soie est vivante.Elle respire.Peut-être se parlent-elles l'une à l'autre, tenant compte des besoins de l'autre, se soutenant mutuellement.
J'ai désormais encore plus de souvenirs à partager avec mon amie de France —des souvenirs qui ne s'épuiseront jamais.
You may never wear a kimono. But you can wear the art of Wasai.
On ne porte pas forcément un kimono. Mais on peut porter l'art du Wasai.
— PASSIONEER



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