À la recherche du temps perdu —Ce qui se cache au-delà de la ligne
- Hamanaka Akiko

- 10 juil.
- 2 min de lecture

À l’époque de mes études, je passais mes journées entièrement absorbée par le dessin et le croquis. Bustes en plâtre, nus, croquis en plein air. Je posais mon regard sur diverses choses, les capturant et les transposant sur le papier. Chaque jour, je lançais mon crayon ou mon stylo sur la page, comme en transe.
Un jour, je suis allée faire des croquis rue Mouffetard. Chacun de nous a trouvé son propre coin, s'est installé et a tenu son carton à dessin. Je dessinais un bâtiment avec un café au rez-de-chaussée et, voulant vérifier les moindres détails, je me suis approchée de l'édifice. Une voiture était garée là, et le capot devant moi est devenu un bureau à la hauteur idéale.

Alors que je posais mon carton sur le capot et saisissais mon stylo, une Madame qui se détendait juste en face de moi s'apprêtait à m'interpeller. Elle était probablement la propriétaire de la voiture. Cependant, le Monsieur assis à côté d'elle l'a doucement retenue de la main et m'a adressé un grand sourire.
En France, l'accès à de nombreux musées est ouvert gratuitement ou à tarif réduit pour les étudiants, les jeunes ou les demandeurs d'emploi. Cela permet à quiconque de s'immerger facilement dans le beau, dès qu'il souhaite effleurer une œuvre. Aucun droit particulier n'est requis pour toucher aux choses magnifiques. Tout le monde peut recevoir de manière égale les bienfaits de Vénus. Peut-être y a-t-il en France de très nombreuses personnes qui possèdent cette conscience, non pas comme quelque chose d'inculqué, mais d'intrinsèquement ancré en elles depuis la naissance.

You may never wear a kimono. But you can wear the art of Wasai.
On ne porte pas forcément un kimono. Mais on peut porter l'art du Wasai.
— PASSIONEER


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