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À la recherche du temps perdu— L'Étoffe du Temps

  • Photo du rédacteur: Hamanaka Akiko
    Hamanaka Akiko
  • 7 mai
  • 2 min de lecture


Un kimono d'un violet profond avec des broderies de papillons dorés, reteint et recousu à partir d'un kimono d'enfance du Shichi-Go-San
Le même kimono, renouvelé. Reteint, recousu — les papillons de mes sept ans dansent encore.
Une petite fille en kimono blanc et rouge, motifs de papillons et de fleurs, tenant un sac chitose-ame, habillée pour le Shichi-Go-San
Mon Shichi-Go-San. Ce kimono blanc allait renaître un jour en violet profond. Le motif papillon, transmis dans sa prochaine vie.


Il est bien connu que le kimono est un vêtement fait pour être refait.

Les aiguilles utilisées en couture japonaise sont d'une finesse exceptionnelle. Contrairement aux trous laissés par une machine à coudre, les traces de l'aiguille disparaissent une fois le tissu décousu et lavé. L'étoffe retrouve son état d'origine — le tanmono — prête à devenir quelque chose de nouveau.

Le kimono est, en ce sens, un vêtement profondément durable.

Un surplus de tissu est plié et glissé dans les coutures — uchinage — afin que la longueur puisse être rallongée à l'avenir. Pour les enfants, des pinces à l'épaule et à la taille — kata-age et koshi-age — permettent au vêtement de grandir avec l'enfant. La façon dont un kimono est cousu évolue au fil de la vie de celui qui le porte.

Mais alors, que peut devenir un kimono qu'on ne porte plus ?

Un seul rouleau de tissu, un compagnon pour la vie.

Un furisode — kimono à longues manches pour les jeunes femmes — peut être retaillé en tomesode ou en hōmongi. C'est la transformation la plus connue.

Mais il y a bien d'autres possibilités : un kimono peut devenir un nagajuban (sous-kimono), une veste haori, un manteau, ou même une ceinture obi.

Le manteau michiyuki, en revanche, est une forme définitive — il ne peut être retransformé en haori.

Certains tissus se prêtent mieux que d'autres à ces transformations.

Un nagajuban peut devenir un haoura — la doublure d'un haori. Confectionner le vêtement et sa doublure dans le même tissu de nagajuban est une élégance toute en discrétion.

Les teintes pastel qui vous allaient si bien dans la jeunesse peuvent sembler moins harmonieuses avec les années. Le moment venu, le tissu peut être teint à nouveau, prenant une couleur entièrement nouvelle. On peut y ajouter des broderies. C'est là l'une des grandes joies du kimono.

Un kimono porté lors du Shichi-Go-San — rite de passage de l'enfance — peut être reteint et retaillé en hōmongi pour les grandes occasions.

Un vêtement porté à sept ans, porté de nouveau après soixante ans.

Existe-t-il, ailleurs dans le monde, un autre vêtement qui puisse en dire autant ? Sûrement, le kimono seul.



La prochaine fois : parce qu'il est cousu à la main, il peut être transmis à la génération suivante.


You may never wear a kimono. But you can wear the art of Wasai.

On ne porte pas forcément un kimono. Mais on peut porter l'art du Wasai.

— PASSIONEER







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