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À la recherche du temps perdu Retoucher, ou ne pas retoucher — une question de jugement

  • Photo du rédacteur: Hamanaka Akiko
    Hamanaka Akiko
  • il y a 4 jours
  • 1 min de lecture

Tsumugi de soie brute brun, décousu, confectionné à l’origine par une couturière de la maison Fushimi pour son fils
Un travail manuel qui n’existe que tant qu’il reste intact.

 

Un tsumugi de soie brute, de couleur brune.Un vêtement du quotidien, cousu par une couturière au service de la maison Fushimi pour son propre fils.Ce n’est pas une pièce précieuse. Et pourtant, la minutie du travail manuel d’autrefois se révèle immédiatement. Plus que tout, on y perçoit la trace des mains d’une femme dont le métier s’est formé au sein de la maison impériale. Cela seul en fait une pièce rare.

Ce vêtement m’a été transmis par une amie de ma mère, pour mon fils.Sa mère était précisément cette couturière.

Recevoir un objet aussi proche d’un souvenir familial m’a fait hésiter.Mais le désir de voir de mes propres yeux ce travail manuel — sa précision silencieuse, ses choix — a été plus fort. Je l’ai accepté avec gratitude.

Ah, même ici, un point a été ajouté.Ici, le fil a été noué fermement.C’est donc là qu’elle a choisi de fixer.

Je pourrais le retoucher et le refaire à la taille de mon fils.C’est tout à fait possible.

Mais j’ai choisi de le conserver comme un manuel silencieux.Car une fois défait, le travail de ceux qui nous ont précédés disparaît.



 
 
 

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