À la recherche du temps perdu ― Ce que le fil de soie relie
- Hamanaka Akiko

- il y a 2 jours
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Une amie française m'a offert un morceau de soie.Il avait appartenu à sa grand-mère, conservé toutes ces années.
Un motif géométrique, d'une douceur incroyable, un éclat qui coule comme un liquide.Ah — je sens l'éclat de la soie, sa texture, jusque dans mes mains.
Du fil de soie japonais, tissé à Lyon, je crois. Aucune preuve.
« Ma grand-mère avait ça, mais je ne sais pas de quand ça date.Je pense que tu sauras mieux que moi quoi en faire. »
C'est ce que m'a dit mon amie, en me tendant le tissu.
Pas vraiment lourd — mais pas léger non plus.Il y a une présence, un souffle de quelque chose de vivant.La soie est vivante. Comme la laine, c'est une fibre animale. Elle respire.
Je devine qu'elle a été conçue pour des vêtements occidentaux —un poids bien différent de la doublure d'un haori, ou du habutae.Pourtant, une actrice qui a attendu en silence dans les coulisses pendant des décenniesmérite mieux qu'une retraite discrète.
Le manteau en cachemire que ma grand-mère m'a laissé.Je lui ai trouvé la plus belle des partenaires, avec tout le respect qu'elle mérite.Sous ce visage tout noir, un éclat caché, comme des diamants qui captent la lumière.
Et puis, une autre encore.Une jeune partenaire, venue d'ailleurs.Un haori.Je l'ai utilisée comme doublure du haori de mon fils.Grand-mère approuvera-t-elle un garçon aussi turbulent ?Se comprendront-ils ?Quelle langue parleront-ils ?
Un nouveau voyage commence.

You may never wear a kimono. But you can wear the art of Wasai.
On ne porte pas forcément un kimono. Mais on peut porter l'art du Wasai.
— PASSIONEER


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