À la recherche du temps perdu ― Le Comte de Monte-Cristo
- Hamanaka Akiko

- 17 juil.
- 2 min de lecture

Quand j'habitais en France, je ne faisais que dessiner. Tous les jours, de manière intense. Avec le recul, cela semble tout à fait naturel. Picasso, le pionnier du cubisme — quand on regarde La Femme qui pleure, cela peut ressembler à un simple gribouillage espiègle pour certains. Mais ses dessins coupent le souffle ; ils vous laissent émerveillé. Il y a des fondations derrière eux.
Lorsque j'ai visité Marseille, j'ai vu la Méditerranée pour la toute première fois. Comme elle semblait extraordinairement belle. Paris n'a pas de mer, alors quand la frontière entre le ciel et l'océan s'est effacée à Marseille, je me suis simplement assise sur le port, oubliant complètement le passage du temps.
Au loin, le Château d'If se dessinait. Juste en face du port se trouvait un café, et je me suis installée en terrasse pour dessiner la mer. Les gens autour de moi ont commencé à m'interpeller.
" D'où venez-vous ? "
" Qu'est-ce que vous dessinez ? Faites-moi voir. "
Je n'avais pas l'audace d'occuper une table en terrasse juste pour un simple expresso, alors j'ai demandé :
" Est-ce que vous avez quelque chose de doux ? "
" Tarte au citron. Hautement recommandée, absolument parfaite pour l'été. "
\Bien que vivant à Paris, je n'avais jamais entendu parler de cette Tarte au citron.
C'était notre toute première rencontre.
Acide, sucrée, amère, ferme, et pourtant fondante.
Parce que je n'arrivais pas à prononcer correctement la lettre « C », le garçon de café m'a gentiment donné une leçon de prononciation.
Proust s'est souvenu de son passé grâce à une madeleine.
Pour moi, c'est la Tarte au citron. Je me souviens avoir lu Le Masque de fer quand j'étais à l'école primaire ; ma mère l'avait emprunté pour moi.
C'est d'ici, Marseille, que le Comte de Monte-Cristo s'est élancé vers Paris.
Un Homongi bleu.
Un souvenir de Marseille.
Créer un Houmongi unique au monde, né des dessins que j'ai tracés moi-même.
Le kimono est de la haute couture.
Un dessin que j'ai esquissé prend vie comme un chef-d'œuvre, peint par les mains d'un artisan Yuzen.
Je ressens une immense fierté que de tels vêtements, et une telle culture, existent dans ce monde.

You may never wear a kimono. But you can wear the art of Wasai. On ne porte pas forcément un kimono. Mais on peut porter l'art du Wasai. — PASSIONEER


Commentaires