La robe kimono de Jun Ichikawa : structure, mémoire et transformation —
- Hamanaka Akiko

- 23 févr.
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 15 mars

Cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver de 2026.
L'actrice Jun Ichikawa, basée en Italie, est montée sur scène.
Elle portait une robe rose et noire, reconstituée à partir d'un tissu des années 1970.
Il ne s'agissait pas d'une simple réinterprétation.
C'était une transformation structurelle.
Traditionnellement, les kimonos sont confectionnés à partir de pièces plates.
Le tissu n'est pas coupé pour épouser les formes du corps ; c'est le corps qui s'adapte au tissu.
Or, cette robe a été reconstituée comme un objet tridimensionnel.
Elle épouse les formes du corps, réagit aux mouvements et investit l'espace scénique.
On assiste ici à la progression simultanée de la « préservation » et de la « destruction ».
Le tissu des années 1970 conserve sa mémoire.
Mais sa structure a été transformée.
Contenir et libérer coexistent.
On peut y voir une tentative de réinterpréter, de l'intérieur, l'image figée de l'« Orient » symbolisée par Madame Butterfly.
Sur la scène internationale des Jeux olympiques,
le kimono est souvent perçu comme un costume national.
Mais cette robe était différente.
Ce n'était pas une exposition culturelle,
mais une réorganisation structurelle.
Du bidimensionnel au tridimensionnel.
De la contrainte à la mobilité.
Mais ce n'était pas une libération totale.
Une tension subsistait.
C'est cette tension qui a donné naissance à la beauté.「Photo: Olympic Official Website」
On ne porte pas forcément un kimono.
Mais on peut porter l'art du Wasai.

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