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À la recherche du temps perdu — Pourquoi le Combinaison, aujourd'hui.

  • Photo du rédacteur: Hamanaka Akiko
    Hamanaka Akiko
  • il y a 21 heures
  • 2 min de lecture
Tissu de soie vintage nagajuban, pêche pâle, motif asanoha (feuille de chanvre) en relief
Personne ne le regarde deux fois. Et pourtant — 100 % soie. Un fil filé par un ver à soie, au prix de sa vie.

Dans le wasai, il existe une technique appelée kurimawashi — l'art du renouveau perpétuel.Le kimono est un vêtement fait pour être retaillé. On découd ce qui s'est usé à force d'être porté, on rassemble ce qui garde encore sa valeur, et on y insuffle une vie nouvelle.

L'exemple le plus courant en est le nagajuban — le sous-vêtement porté sous le kimono, assemblé à partir de chutes de tissus dépareillés : corps, col, manches, chacun taillé dans une étoffe différente. Autrefois, il existait des nagajuban en crêpe chirimen, et pas seulement en soie habutae. Aujourd'hui, sur le marché de l'occasion, on en trouve — en blanc, en rose — pour des sommes dérisoires. Et pourtant, ils sont en soie pure à 100 %. Cette douceur qui adhère à la peau nue. Cette légèreté qui n'entrave jamais le mouvement du corps. Un toucher que rien d'autre n'égale. Un fil filé par un ver à soie, au prix de sa vie.

Je n'ai cessé de me demander s'il n'existait pas un moyen de répondre, avec cela, aux besoins d'aujourd'hui.

La largeur du tissu n'est que de 38 cm — une largeur qui rend la confection de vêtements occidentaux extrêmement contraignante. Forcer un patron dessus, et le jeu de la lumière sur le tissage change, rendant la pièce finie disgracieuse. Et pourtant, laissé tel quel en nagajuban, il ne suscite aucun regard. S'il portait du rouge, des motifs dorés, de somptueux emblèmes de bon augure, de riches broderies — les célébrités du monde entier s'en empareraient sans hésiter. Mais ce que je veux sauver, ce sont ces tissus que personne ne regarde deux fois. Il faut bien faire quelque chose.

C'est ainsi que m'est venue l'idée d'un combinaison, cousu à la main, qui laisse sentir le luxe de la soie à même la peau. Coupé dans le biais — il s'étire bien trop facilement. Comme si la douceur et l'indocilité ne suffisaient pas déjà en elles-mêmes.

Que voilà des enfants difficiles.


Tissu de nagajuban en cours de découpe sur un patron, règle et ciseaux à la main
Coupé dans le biais, il s'étire bien trop facilement. Le combat avec ces enfants difficiles commence.

You may never wear a kimono. But you can wear the art of Wasai.

On ne porte pas forcément un kimono. Mais on peut porter l'art du Wasai.


— PASSIONEER


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