À la recherche du temps perdu —La mémoire de deux foulards et du vêtement
- Hamanaka Akiko

- il y a 2 jours
- 2 min de lecture
Une amie de France m'a offert deux foulards Hermès. L'un était un cadeau pour célébrer le lancement de ma marque, envoyé avec un magnifique souvenir de lucioles. L'autre est une pièce portée et aimée par la tante de son mari il y a des années — un motif classique et orthodoxe représentant de nobles cavaliers. Tous deux sont pour moi des trésors irremplaçables. Quand je pense à quel point l'industrie séricicole japonaise est historiquement liée à la France, ces deux foulards Hermès prennent une dimension encore plus profonde. Parce que ce ne sont pas des articles que j'ai simplement achetés moi-même à Tokyo, mais plutôt des motifs que mon amie a soigneusement choisis spécifiquement pour moi, je ressens un attachement encore plus profond et unique à leur égard.
Comment devrait-on porter une maison légendaire comme Hermès ?
Je choisis de les associer aux textiles Tsumugi japonais et aux tissus teints que j'aime infiniment.
Un Tsumugi tissé à la main qui a traversé plus d'un siècle. Autrefois, ce tissu — rempli de nœuds bruts (Fushi) et jugé invendable — était tissé pendant les hivers calmes par les agriculteurs. Aujourd'hui, sa véritable valeur a été redécouverte, ce qui le rend incroyement précieux et vénéré. Le tissage rigide et serré ne se déchire pas facilement ; c'est un tissu magnifique capable de résister aux travaux les plus rudes.
Je transforme ce Tsumugi intemporel en une armure moderne — c'est le manteau que je crée.



You may never wear a kimono. But you can wear the art of Wasai.
On ne porte pas forcément un kimono. Mais on peut porter l'art du Wasai.
— PASSIONEER

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