À la recherche du temps perdu — Le yagasuri de Haikara-san

Haikara-san. Quelle nostalgie.
Un manga pour filles (shōjo) de l'époque où j'étais étudiante.
En 2017, il est revenu sous la forme d'un film d'animation.
Un manga sur le romantisme de l'ère Taishō, mais avant tout une histoire d'amour.
À côté de l'anime Demon Slayer, qui se passe lui aussi à l'ère Taishō, on dirait une tout autre époque.
Dans Haikara-san, les pétales volent de partout, et le cœur bat la chamade.
L'homme que l'héroïne épouse est d'une beauté renversante.
L'héroïne passe librement du vêtement japonais au vêtement occidental.
À l'époque, les Japonaises portaient encore le kimono, en règle générale.
Ses tenues disent bien son temps.
On la voit le plus souvent en yagasuri, le motif de plumes de flèche, avec le hakama.
Le yagasuri aligne les plumes des flèches.
Une flèche, une fois tirée, ne revient jamais.
On en a fait un motif de bon augure : aller droit devant soi, sans jamais revenir en arrière.
Les écolières de l'ère Taishō le choisissaient pour leur kimono de fin d'études.
Un vœu : que tout aille bien, après l'école aussi.
Mais parfois, elle sort en rendez-vous dans une charmante robe.
Un grand col marin, ou de la dentelle à volants.
Parmi ses kimonos, il y en a un orné d'une grande hirondelle en plein vol.
Elle pédale à vélo, brandit un sabre de bambou, et réclame haut et fort les droits des femmes.
Du kimono au vêtement occidental.
Les femmes, plus actives.
D'une vie passée à rester sagement assise, à des jupes qui tourbillonnent sur la grande avenue.
Voilà ce qu'était l'ère Taishō.
Les cheveux coupés court, du kimono au vêtement occidental.
Une époque où l'on portait de moins en moins le wasai.
You may never wear a kimono. But you can wear the art of Wasai.
On ne porte pas forcément un kimono. Mais on peut porter l'art du Wasai.
— PASSIONEER

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