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À la recherche du temps perdu — Maison et atelier

Photo du rédacteur: Hamanaka Akiko
Hamanaka Akiko
16 oct.
1 min de lecture








Je l'ai vu il y a un certain temps.

On devine à peu près la suite.

L'héroïne se heurte à Madame, et quitte la maison en claquant la porte.

Mais elle reviendra, sûrement.

Sinon, le film serait fini:)

Pourtant, l'intérieur de la maison Dior est là, à l'écran.

Cela suffisait à valoir la peine.

Un vrai travail de la main y vit.

Et Madame est, sans la moindre réserve, magnifique.

En français, on dit « maison ».

En japonais, on dit « sagyōsho » : un lieu de travail.

L'endroit où l'on œuvre.

Le même lieu, et pourtant des mots si différents.

L'atelier où j'ai appris ne disait rien de superflu.

Jour après jour, on cousait en silence.

Le bavardage n'existait pas.

Le wasai, la couture japonaise à la main, ne se divise pas en métiers.

Du début à la fin, on répond seule d'un vêtement.

La maison du film m'a paru autre.

Pour une seule robe, de nombreuses mains travaillent au même étage.

C'est là, d'abord, la plus grande différence.

Et le kimono ?

Dorure au surihaku, broderie, teinture.

Chacun termine son geste dans son propre atelier.

Et Je me suis demandé

Et si toutes ces mains pouvaient, ensemble, dans un même lieu, faire un seul kimono ?







You may never wear a kimono. But you can wear the art of Wasai.

On ne porte pas forcément un kimono. Mais on peut porter l'art du Wasai.

— PASSIONEER

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