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PASSIONEER


À la recherche du temps perdu/Le moment où le vêtement commence à exister
Au moment où la frontière se ferme, l’existence commence. Un vêtement ne naît pas au moment où il est coupé.Ni au moment où il est cousu.Même lorsqu’il prend forme, il n’existe pas encore pleinement. Un vêtement commence à exister au moment où il devient capable de mouvement. Dans la couture japonaise traditionnelle, l’un des processus qui détermine cette frontière est le fuki .Le tissu extérieur et la doublure sont réunis, et l’aiguille avance tandis que le bord est ajusté

Hamanaka Akiko
5 mars2 min de lecture


À la recherche du temps perdu/Pourquoi un vêtement coupé en lignes droites peut être porté cent ans plus tard
La coupe droite permet le démontage et la reconstruction du vêtement à travers le temps. Le vêtement japonais est conçu dès l’origine pour être reconstruit. Lorsque le corps change, le vêtement est démonté, lavé, puis remonté. Les manches peuvent être remplacées, les pièces recombinées, et le tissu renaît sous une nouvelle forme. Cette continuité de transformation constitue l’essence même de la coupe en lignes droites. Dans le monde du wasai, ce processus est appelé kurimawas

Hamanaka Akiko
26 févr.2 min de lecture


À la recherche du temps perdu / Yukata Shibori d'Arimatsu-Narumi et la Culture de la Couture Japonaise | Coton Indigo du Début de l'Ère Showa
Un yukata quotidien porté par ma grand-mère, transformé par le temps et le lavage. Au début de l’ère Shōwa, ma grand-mère portait ce yukata.Dès le début de l’ère Meiji, les teintures chimiques se sont largement répandues, reléguant peu à peu l’indigo naturel et les procédés exigeants. Cette pièce n’y échappe pas : un bleu marine profond issu de pigments chimiques. Ce n’était pas un vêtement de sortie, mais un vêtement quotidien. Elle le portait après le bain. Autour du col, u

Hamanaka Akiko
19 févr.2 min de lecture


À la recherche du temps perdu / L’écarlate porte le temps en héritage
Écarlate porté à la cour. Le temps transformé, jamais effacé. Le hakama écarlate que mon arrière-grand-mère portait à la cour impériale.Aujourd’hui, il est devenu un obi. Cette couleur est trop jeune pour moi.Trop vive, trop présente. Et pourtant, cet écarlate est la preuve qu’elle a vécu.Un temps qui ne s’est pas effacé, mais transformé. Un vêtement ne s’achève pas lorsqu’il est refait.Il continue, en silence, en attente. Un jour, cette pièce sera transmise à nouveau.Son t

Hamanaka Akiko
12 févr.1 min de lecture
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